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Météo et Période


Nous sommes actuellement en Septembre de l'année de grâce 417. L'été est terminé et bien que les températures sont encore chaudes, le mois est extrêmement orageux, avec des tempêtes se déplaçant au sud entre Mearian et Akantha.

Intrigue en cours

• Les batailles rangées entre Ellgard et Mearian ont cessé pour le moment, un équilibre fragile s'étant crée avec la promesse d'une rencontre de leurs dirigants bientôt.

• La guerre civile en Ellgard fait toujours rage mais la Résistance semble acculée.. Va-elle s'effondrer ou en ressortira-elle plus forte que jamais?

• La rumeur court que l'Immortel serait revenu parmi nous et que les Mages Noirs auraient commencé à se rassembler aux quatre coins du globe...

• Les officiels sont de plus en plus agités, alors que se profile ce qui semble être une rencontre diplomatique entre Ellgard et Akhanta. Aucune vraie annonce n’a été faite, mais les bruits de couloir sont ce qu’ils sont, et la Cour ne se prépare pas ainsi pour les invités lambda. Il semblerait que toutes les factions d’importance soient en effervescence, mais pas tous dans le même but…
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Chapitre 1 : Les ruines de Pitioss [Pv Viladra & Victor]
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Mages Noirs

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Jeu 17 Aoû - 22:31

« Je te demanderai juste de venir me rejoindre à Lenalaserine. Je répondrais à toute les questions qui te remplissent la tête en ce moment même. Bienvenue chez les mages noirs. Car je sais d'avance que tu vas accepter mon offre. Tu as toujours eu une part sombre en toi et c'est le moment de l'exploiter. »

Vàli savait ce qu'il devait faire à présent. Tant de questions, tant de réponses à connaître. Comment son frère pouvait-il être encore en vie ? Était-ce un usurpateur ? Il ne pouvait le savoir. Mais il devait en avoir le cœur net et voir le visage de son petit frère. Ainsi, il s'était mis en route en direction de la capitale. Après quelques heures de marche, il était arrivé au devant d'une étendue d'eau magnifique. Celle-ci étincelait d'un bleu cristallin et les quelques vagues lui donnaient une aura humble et relaxante. Jamais il n'avait vu ça auparavant, lui qui ne connaissait que la tourmente et la solitude. S'approchant du bord, il huma l'air frais et se permit de prendre une pause pour contempler ce splendide tableau. De l'eau, des arbres, quelques touches de vert ici et là, quelques pentes et vallées pour orner le tout. Il semblait se perdre dans la tranquillité ambiante, ne pensant à rien d'autre qu'au vent soufflant sur l'eau.  Il se rapprocha du bord et regarda l'être qu'il était dans le reflet tortueux. Un jeune homme amaigri, cerné et mal soigné. Une goule au teint livide qui ne savait pas quoi faire de sa vie. Qui se posait tant d'interrogations. D'un geste de la main, il balaya son reflet ce qui eut pour effet de laisser place à un autre visage. Le visage d'un monstre. Le visage de Binah. Son ami imaginaire avait des yeux fait de pourpres et des crocs dégueulant par-dessus ses lèvres. Des cornes longeaient chaque coté de son crâne dépourvu de cheveux. Il semblait ricaner. Aussitôt le jeune homme se releva et regarda derrière lui.

Personne.  

Et lorsqu'il se retourna pour à nouveau plonger son regard dans l'eau, Binah n'était plus là. Ce n'était que lui, le dévoreur de chaires humaines. « Putain de merde ! Tu vas continuer longtemps ce petit jeu !? Pourquoi ne m'adresses-tu plus la parole ? Qu'ai-je fait de mal pour que tu te comportes comme ça !? Putain d'enfoiré !  » grommela-t-il, cassant le rythme tranquille du lac. Quelques volatiles s'envolèrent au loin tandis qu'il tourna les talons, reprenant son périple sans se reposer. Et, alors qu'il reprenait le sentier qu'il longeait, le vent se mit à tourner en contre-sens. Un murmure s'éleva au loin. Venait-il de sa tête ? Ou était-il bien réel ? Vàli était confus au point de penser qu'il perdait la tête. Le murmure prit plus d'ampleur et il entendit ces quelques mots : « Longe le lac, continue ton chemin et engouffre toi dans les ruines. Pitioss t'attends...  ». Il n'était pas fou. Ce murmure était bien réel et semblait venir d'un peu plus loin. Réfléchissant un instant sur la situation, il croisa les bras et observa une nouvelle fois le lac. « Les gens se foutent de moi ?Pitioss ? C'est quoi de ce délire ? Un ami de Binah ? Pff, tant qu'à faire, autant aller voir ça.  ». Il écouta alors le murmure et longea le bord du lac. Quand bien même l'herbe était haute et montait à ses genoux, il pouvait voir les traces d'une ancienne route, avec quelques pavés exhibitionnistes et couverts de mousses. Après quelques minutes à marcher, à monter, à descendre, il se retrouva face à un vestige du passé. Une façade discrète mais mystique qui se cachait entre arbres de chaque cotés et flaque d'eau gigantesque juxtaposée.



Le thème des Ruines de Pitioss

Vàli s'avançait alors pour contempler de près ce vestige inopiné. L'entrée semblait toute faite, bien ouverte et enclin à accueillir de curieux visiteurs. C'était étrange mais sans plus. Les statues jonchant les cotés semblaient être en mauvais états cela dit et  certaines semblaient vouloir perdre leurs têtes. Juste au-dessus de l'entrée, le visage d'un monstre cornu trônait. De grands yeux de pierre et une gueule béante pourvue de crocs qui feraient pâlir un dragon. Les yeux quelque peu écarquillés, le néophyte de l'aventure continua de marcher vers l'entrée. Il n'y avait aucun bruits hormis celui de l'eau s'écoulant quelque part.  « Quest-ce que je vais bien pouvoir foutre là-dedans moi ? Tout seul en plus. Je suis autant désespéré que ça ? A écouter des bruits étranges venu de nul part ? Bordel, je sens que je vais le regretter...  »
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Ven 18 Aoû - 16:23
Crochet du droit. Petit pas en arrière, esquive basse, uppercut en plein dans les dents. Il est désorienté. Je presse mon avantage. Je suis sur lui. Coup de tête, je lui bourre le ventre, le roue. Il se roule au sol. Bien.

« Salaud ! Tu crois que tu peux t’en sortir comme ça ? »

Il veut répondre, du sang lui sort de la bouche, je ne lui laisse pas le temps, il ne peut que couiner. J’arrête de le fracasser un instant, je le relève, le remet sur ses pieds. Il tremble de peur. Il aimerait fuir. Je l’attrape par les cheveux, j’écarte son cou, je relève doucement mon masque et j’y plonge mes canines. Il voudrait se débattre mais il est trop faible. Je prends deux ou trois gorgées bien goulues. C’est mon salaire, je rend les rues plus sûres après tout. Je m’essuie rapidement la bouche avec ma manche puis je le repousse. Il tombe en arrière. Satané voleur, il a cru qu’il pouvait semer le désordre dans ma ville. Je ne fais que lui rendre la monnaie de sa pièce : il s’apprêtait à molester des passants pour prendre leur argent. Quand on a faim, quand on veut s’en sortir, on vole des nécessités, pas de l’argent, ou on se vend au marché. Je le sais, j’ai passé une bonne partie de ma vie réduit en esclavage. Il y a de bons maîtres. Je n’ai juste pas eu de chance.

« Que je ne t’y reprenne plus. La prochaine fois je te vide et j’en fais du boudin, d’accord ? »

N’attendant pas de réponse, je pars, disparaissant dans la nuit. Je vais me cacher dans une bâtisse abandonnée après avoir fait quelques détours pour semer d’éventuels poursuivants. Je retire mon masque, je cache le reste de mon uniforme.

Victor prend le reste de la route. Il rentre d’un pas mal assuré, presque suspect tant il vérifie ses arrières. Il n’a pas peur pour sa sécurité mais pour son intimité. Il ne voudrait pas que le monde d’en bas, qu’il aime penser qu’il terrorise, découvre ce qu’il était sans son masque. Et qu’on le lui retire. Ce serait pire que tout.

Il s’effondre sur un fauteuil dans son taudis. La nuit commence à se terminer, à laisser sa place au petit jour. Loué soit Lumenal. En ce moment, toutefois, il n’avait pas de grosse cible. Le mois de juillet. Le calme. Les pires criminels ont besoin de vacances. Où les criminels vont-ils en vacances ? C’était une pensée amusante mais que le vampire écarta comme ridicule.

Toutefois... S’il n’avait plus grand chose à faire ici, il ferait bien d’aller voir ailleurs. En avait-il les moyens, en ce moment ? Les finances, c’était pas trop ça, il faut l’avouer. Mais... Il avait déjà travaillé sur un bateau. Peut-être qu’il pourrait rentrer dans un équipage, le temps d’un voyage ? Il voulait aller vers Nueva mais, depuis Everbright, le voyage était long. Peut être une escale à Mearian aussi, ce qui ne l’arrangeait pas, il ne voulait pas s’arrêter dans ces sales contrées pleines d’hérétiques. Voler un bateau, ce serait plus ou moins possible, mais il ne le voulait pas, à moins que ce soit un bateau de ces sales contrebandiers. Nueviens d’ailleurs. Il pouvait faire d’une pierre deux coups. Peut être pas voler le bateau, mais se cacher dedans le temps du voyage et retenir leurs visages, leurs noms, pour faire quelque chose d’eux à l’arrivée, oui...

Le soir tombe à nouveau. J’ai passé la journée à somnoler. Une fois mon second visage mis en place, je suis de nouveau la Mascarade et j’ai besoin d’informations. Sur le port d’Everbright, la meilleure place pour trouver des informations sur des bandits et autres malfrats ? Le lycan-qui-boîte bien sûr ! Ils me connaissent bien... Je dois faire attention en rentrant, le patron a une arbalète maintenant et quand il voit mes gants pousser la porte, il tire, il me connaît. Je me plaque sur le côté et je fais semblant de rentrer. Ça ne manque pas. Le tir aurait touché dans le mille, si ça avait été moi. Mais c’était juste un gant porté à bout de bras. Dommage pour lui. Je pénètre à l’intérieur le temps qu’il recharge. Les regards se portent tous sur moi, colère mêlée d’angoisse. Je n’ai pas que ça à faire. Je me met au bar.

« Lâche ça, je ne veux pas d’ennuis ce soir.
- Comme tous les soirs, hein ! Qu’est ce que tu viens foutre ici je t’ai déjà dit de ne jamais revenir. Ça t’a pas suffit l’autre fois ? »


L’autre fois. Ils m’avaient attendu et je me suis fait rosser à l’arrière du bar par des gens assez patibulaires. Ils ne me connaissaient pas encore assez. Ils allaient me démasquer pour voir à qui ils avaient affaire, j’ai perdu le contrôle. Je crois que je n’ai tué personne vu que le patron est toujours là.

« Relax. J’ai besoin d’un passage pour Nueva. T’as pas un petit gars qui transite ce soir, dis ? J’avais élevé la voix afin que tous m’entendent. Personne ne voudrait vraiment de moi sur son bateau mais je suivais des regards, j’observais.
- Qu’est ce que j’en sais de ça moi, j’ai l’air d’une agence de tourisme ou comment ça se passe ? Bon tu bois un truc ou t’es encore venu nous faire chier avec tes histoires ?
- Mets un rhum. Et un de tes bonbons là. Ils sont délicieux. »


Je relève légèrement mon masque, comme de coutume. Comme à chaque fois, le patron essaie de deviner s’il m’a déjà vu avant. En vain.

Mon observation a déjà porté ses fruits, je ne reste qu’en attendant de pouvoir suivre les hommes que j’ai repérés. À l’instinct, j’ai cru deviner qui avait une petite opération cachée car si la plupart des gens baissent les yeux ou font mine de m’ignorer, j’ai vu plusieurs regards se tourner vers une tablée, avant de remarquer que je les regardais moi même. Ils détournèrent vite le regard mais trop tard : j’avais tout vu. J’espère que ce n’est pas un piège. Je n’ai pas que ça à foutre.

Je mâche tranquillement mon bonbon quand ils commencent à partir. Je paie ma note sans faire d’histoire et je pars quelques instants après eux. Ils vont effectivement vers le port. Ils souhaitent déguerpir à la faveur de la nuit, apparemment. Le voyage serait assez long et ils rentrent avec du bon butin. Je les vois charger des tonneaux. Ils ont l’air lourds. Parfait. Alors qu’ils s’apprêtent à charger les derniers, je fais une diversion en lançant une caillasse sur un truc métallique qui traînait au sol non loin. Le bruit les attire, les inquiète. Ils ne veulent pas être repérés. Ils regardent dans la direction opposée des tonneaux. Je me faufile, grâce aux ombres et aux bâtiments du ports, derrière eux. Je réussis, grâce à leur inquiétude et leur quasi certitude d’avoir été repéré, à m’infiltrer sur le bateau. Je me rends dans la cale, je me planque derrière des tonneaux déjà chargés, j’attend.

Le voyage est effectivement long et très peu confortable. Je n’ai pas le mal de mer mais mon espace est confiné, réduit. Les matelots sont moins attentifs depuis que nous sommes loin de la côte Akhantienne. Tant mieux, je commençais à avoir du mal à me retenir de faire mes besoins et je ne voulais pas faire là où je dors aussi. J’entends des disputes parfois. Normal, je leur vole des provisions et ils sont assez rationnés déjà. Ça leur apprendra à faire passer des marchandises sans payer les taxes.

Je ne sais pas combien de temps nous avons mis pour arriver, mais ça a été assez long. J’ai eu du mal à discerner le jour et la nuit et à compter les jours car il arrivait que je ne puisse pas sortir de la cale du tout. Je quitte le navire avant d’arriver à Lelanaserine, je ne veux pas avoir à participer au déchargement et surtout à fuir ces types. Je pourrais les fracasser, sans doute, mais en plein jour, devant trop de monde, trop risqué. Je ne sais pas s’ils ont des amis sur place. Plutôt fuir avant. Je leur laisse un message d’au revoir sous la forme d’un ration à moitié mangée laissée à côté d’un d’entre eux, ronflant. Je ne serai pas là pour voir comment ils résoudraient cette affaire mais... Ça m’amuse déjà.

Je rejoins la cote à la nage, ce qui me prit plus d’efforts que ce que j’aurais imaginé mais j’y parviens. Je me hisse sur le sol au prix de quelques derniers efforts. Je crois qu’à ce moment j’ai perdu connaissance, car il faisait nuit quand je suis arrivé et le soleil était un peu haut quand je me suis réveillé. Il faisait assez chaud, j’avais séché, tant mieux.

Je me frotte pour m’épousseter un peu, puis je marche un peu dans les terres. Étant donné que je n’ai aucune idée d’où je suis, je n’ai aucune idée de par où est Lelanaserine. Génial. Ça fait un moment que je n’ai pas eu de sang, non plus. J’ai plus l’habitude que je ne devrais, je tiens. Mais sans nourriture, sans vivres, si je me perds... J’aurais du mal, dans quelques jours. J’espérais que ça n’en arriverais pas là.

Ah, Nueva ! C’est beau. Plein de lacs. J’en boirais bien un peu l’eau, il faut dire que j’ai été très rationné en eau potable pendant tout ce voyage. Il paraît qu’il ne faut pas trop. Peu m’importe. Je prends quelques gorgées de l’eau clair, je ne sens rien de spécial. Très bien.

Je faisais le tour, un peu, de ces nombreux lacs, en me demandant s’il n’y avait pas quelque chose comme un panneau que je pourrais avoir, des indications géographiques, un sentier, une piste. Ça semblait compromis. Au loin, je pouvais voir des genres de ruines. Je m’en rapprochais. Il doit y avoir, peut être, des gens, des archéologues, des braconniers, des panneaux, quelque chose. Tien, j’ai oublié mon panneau à la maison. En même temps, difficile à faire passer à bord. J’irai m’en refaire un avec le bois du bateau de mes gracieux passeurs, hé hé. Enfin, plus tard.

Alors que je me rapproche, j’entends du bruit. C’est léger. Mais on dirait quelqu’un. J’accélère le pas afin de le rejoindre. Qu’est ce qu’il marmonne, lui ? Il a l’air seul. Mais il a aussi l’air de pénétrer dans ces ruines peu ragoûtantes, là. Pourquoi faire ? Ça n’avait pas l’air commode. Il n’avait pas l’air d’un archéologue, non plus, ou d’un historien, ou de qui que ce soit d’officiel. En même temps, y avait-il qui que ce soit d’officiel à Nueva pour s’occuper de ces ruines ? Y restait-il seulement quoi que ce soit, à l’intérieur, ou ces pilleurs de marchands avaient-ils tout vidé déjà pour se faire quelques piécettes ?

Quoi qu’il en soit, en se rapprochant et, ignorant l’architecture pour se concentrer sur cette personne que je vois, je lance :

« Hé toi, qu’est ce que tu fais là dedans ! C’est un truc nuevien de piller les tombes ou est ce que tu t’es dit qu’aller t’enfermer dans une ruine vétuste qui menace de s’effondrer c’était une bonne idée ? As-tu seulement le droit d’être ici hein ? Je baissais ma voix après cette diatribe afin de réfléchir à voix haute : enfin c’est pas très gardé non plus donc si c’est interdit les autorités ne sont pas très efficaces... et recommençais plus haut : Peu importe, je SUIS une autorité. On ne descend pas sans moi. Et on me répond. Qu’est ce que c’est que cet endroit ? »

Ce disant, je m’étais rapproché, mais je me méfiais. Je gardais une certaine distance avec mon vis à vis, une distance de sécurité. Je suis masqué et habillé entièrement avec ma petite panoplie qui cache tout mon corps, gants, bottes, grand manteau, donc on ne peut pas me reconnaître, à moins de déjà avoir entendu parlé du justicier, de la MASCARADE, mais tant que je n’ai pas pu déterminer l’attitude de cette personne, je ne peux pas me rapprocher. On ne peut jamais prendre trop de précautions en territoire inconnu. Et puis bon, au mieux, il trouverait la capitale mieux que moi et je pourrais le suivre (plus ou moins avec son consentement) et au pire... Ça fait longtemps que je n’ai pas bu de sang. Mais je ne suis que la Justice, je n’ai pas envie d’en arriver là. Je crois.
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Mages Noirs

Race : Seraph de la Jalousie
Âge : 4 siècles
Avis sur la nation : Foncièrement opposée à l'Ordre des Astres, elle se fiche néanmoins ouvertement des politiques des différentes nations.
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Ven 25 Aoû - 18:56

ft. Victor Skaare

ft. Vâli Gungnir

「Honneur aux ombres」
Ma balade dans les ruines de Faedhren m'avait laissé un goût nostalgique et il était temps pour moi de m'en aller. Ayant fait la rencontre d'Azazel, inquisiteur et collègue de ma chère Victoria, une nouvelle envie de tranquillité et de solitude m'assaillit à nouveau. Réfléchissant longuement à l'endroit idéal pour la retrouver, je restai encore quelques instants au milieu des ruines pour trouver mon bonheur parmi les innombrables choix qui s'offraient à moi. J'avais arpenté ces terres durant de longues décennies, je connaissais les recoins les plus sombres de cette planète et avais appris à apprécier ses secrets les plus enfouis. Pourtant malgré les siècles qui me précédaient, j'avais encore ce manque de nouveauté, cette envie de découverte qui arrivait à surpasser tous les desseins les plus noirs qui pouvaient m'habiter. Je voulais me tenir loin des civilisations grouillantes et jacassantes, m'éloigner de cette agitation en perpétuel mouvement mais qui ne s'améliorait pourtant pas. J'étais lassée, lassée de cette vie ennuyeuse et monotone dont même la chute n'améliora en rien mon quotidien. Je me fondais désormais dans la masse, l'époque de ma grandeur et de ma gloire se trouvant désormais loin derrière moi, effacée des livres et des mémoires. Il était amusant de voir à quel point la vie pouvait se montrait cynique... Elle vous offrait le monde au creux de vos mains, et d'un souffle glacial, vous retirait tout ce à quoi vous teniez. Je n'étais plus attachée à ce superflu, désormais... La richesse, la consécration et la popularité étaient des principes qui me paraissaient bien fades, maintenant... Alors que jadis, ils ponctuaient ma vie comme une horloge bien huilée.

Mon portail s'ouvrit au milieu d'une forêt sombre et rafraîchissante. Les arbres s'élevant tant bien de  la terre que de l'eau, une multitude de lacs et de ruisseaux serpentaient entre leur tronc tortueux, rendant ce paysage d'une beauté féeriquement inquiétante. En ce lieu reculé de Nueva, peu de personnes ne s'y aventurait, préférant les endroits bien plus accessibles et moins ardus. J'aimais me rendre ici, cela me rappelait un peu les sources de Mearian où je passais beaucoup de temps, autrefois. Déambulant au hasard dans ses bois dans un silence religieux, je mis peu de temps à aviser un amas de pierres délabrées entre les buissons et les lianes sauvages. Curieuse, je m'y approchai tranquillement afin de voir ce qu'il en était et fus surprise de constater qu'il s'agissait en réalité de l'entrée d'un bâtiment en ruine. Ignorant la taille que devait faire ce monument, j'hésitai quelques instants puis me décidai à m'y engouffrer. Après tout, je me plaignais de ne pas faire assez de découvertes... Peut-être était-ce la providence qui m'avait placé cette nouveauté sur mon chemin.

Le sol de pierre et les larges colonnes à moitié brisée démontraient là les traces d'un lieu autrefois majestueux. Contrairement à moi qui n'étais pas sous la domination du temps, cet endroit en avait fait les frais et je pouvais même apercevoir les marques de pillages anciens. Sans doute vidé de ses richesses depuis longtemps, le lieu semblait désert et seul le bruit des insectes m'accompagnait dans cette nouvelle aventure. Inondé depuis longtemps, un lac intérieur s'était installé dans la pièce principale, son eau pur illuminant les murs de ses reflets. Me téléportant sur le balcon ceignant les murs principaux, je regardai de cette hauteur cet endroit sinistre, regrettant qu'il n'ait pas été réhabilité. C'était typiquement le genre d'endroit à l'écart de tout qui pouvait me plaire... Avoir une quatrième dimension était un luxe dont peu de gens bénéficiait, mais vivre confortablement dans la réalité était tout de même plus civilisé... Peut-être que si j'avais un peu de temps, je pourrai tenter de rendre cet endroit plus habitable... Après tout, personne ne risquait de...

Hé toi ! Qu'est-ce que tu fais là-dedans !

Et merde. La providence n'y était pour rien, en fait. C'était bel et bien ma malchance légendaire qui venait se foutre de moi après un petit brin d'espoir... Deux fois que je me rendais dans des endroits perdus, deux fois que je tombais sur quelqu'un. L'exclamation avait été poursuivies par des paroles moins fortes, et je n'entendis pas la suite.
Baissant mon regard vers l'entrée qui se trouvait maintenant à l'opposé de ma position, je pouvais apercevoir une silhouette indubitablement masculine s'arrêter brusquement. Comprenant que l'éclat de voix que j'avais entendu ne venait pas de lui, je restai silencieuse jusqu'à ce qu'une deuxième ombre ne se glisse à la scène. Visage masqué, grand manteau, j'avais l'impression d'assister à une pièce de théâtre mal jouée. Me glissant dans ma dimension pour redescendre et m'approcher sans un bruit, je m'arrêtai à l'ombre d'une colonne et ressortis dans la réalité, regardant les deux individus qui avaient eu la géniale idée de venir ici. Ou peut-être était-ce tout simplement moi qui n'étais pas douée pour trouver des lieux tranquilles.
Le visage de celui qui se tenait le plus proche de moi m'était vaguement familier et je me demandai une fraction de seconde si je ne l'avais pas déjà vu chez les mages noirs. N'étant pas spécialement physionomiste, je ne m'arrêtai pas sur ce doute et fixai son interlocuteur plus attentivement. Il était évidemment impossible de deviner à quoi il ressemblait, même si sa voix indiquait clairement son sexe. Son masque, en perpétuel mouvement, était un phénomène que je n'avais jamais vu. Un détenteur d'artefacts, ou bien un mage, je ne savais pas... Ne cherchant pas spécialement à cacher ma présence, puisqu'après tout ma solitude était foutue, j'affichai un air légèrement anxieux et attendis d'être remarquée. Ce qui ne prit pas beaucoup de temps, d'ailleurs... A croire qu'ils étaient plus observateurs et sensitifs que les gens lambdas.

Oh... Lâchais-je, légèrement hésitante. Navrée, je ne savais pas que cet endroit appartenait à quelqu'un.

Bon, il ne fallait pas en jouer des tonnes non plus, et je repris donc progressivement une expression plus calme, la gardant néanmoins teintée d'une pointe de crainte justement dosée. On ne savait jamais... Je me méfiais des hommes comme de la peste, encore plus de ceux que je croisais dans des endroits isolés. Mon karma n'aurait pas été aussi entamé si je n'avais pas du me débarrasser maintes fois d'abrutis doublés d’imbécillités et de misogynie. Autant ne pas paraître comme une menace dès le début... Si hostilités il devait y avoir, je préférais encore les voir se taper entre eux comme des crétins.
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Lun 4 Sep - 21:41

L'étrange ruine appelait notre personnage. D'un murmure ou d'une présence attirante, Vàli se devait d'aller jeter un oeil à l'intérieur. On lui avait intimer d'y aller et de rencontrer Pitioss. Pour la goule, il n'était là que mystères et confusions. Ne pouvait-il pas avoir un instant de répit ? Bien évidemment que non car à peine avait-il eut le temps de poser ses pieds sur les dalles rongées par le temps qu'on l'accostait avec de grandes paroles. Confus, encore, il tourna le dos aux ruines pour voir de quoi il s'agissait. Un homme trônait là, derrière lui, avec une apparence qu'il n'avait jamais vu auparavant. D'un autre temps, avec un peu de hardboiled en lui, il revêtait une sorte de masque bizarre qui faisait mouvoir des tâches aux allures de celle que les dalmatiens possèdent. Ou celles des vaches broutant leurs herbes dans les champs. Arquant un sourcil et se grattant la tempe en l'écoutant, Vàli soupira. Putain, jamais on me lâchera la grappe...

« Je ne suis en aucun cas un pilleur, juste un voyageur faisant une halte non loin de là. Une voix, un murmure m'a invité à venir ici, moi, Vàli Gungnir. Et c'est ainsi que, suivant le sentier que tu as sans doute pris toi aussi, je me suis retrouvé ici. De plus, je viens à peine d'y poser les pieds. » répondit-il fermement avant de reprendre après avoir reprit une inspiration .« Je n'aime pas être dérangé d'un seul coup comme ça. Je n'ai, j'imagine, pas le droit de venir ici, tout comme toi, étrange homme. En ces lieux, les autorités font pâles figures.Je ne te crois pas et de plus, tu es louche à souhait avec ton accoutrement, est-ce ainsi que tu gagnes la confiance des gens que tu rencontres ? »

Se passant la main dans les cheveux, il se retourna pour observer à nouveau l'entrée. Il crût avoir la berlue. L'espace d'un instant, il avait vu quelque chose se distordre et disparaître. Fronçant les sourcils, il se concentra un instant, à la recherche d'un quelconque nouveaux détails. Rien. Mais il avait une étrange sensation, comme s'il était observé. « Tout comme toi, je ne sais rien de cet endroit mis à part qu'un dénommé Pitioss m'y attends, sans doute tout au fond de ces ruines. On m'y invite, alors je dois y aller. ». Soudain, il nota quelque chose de nouveau dans ce décor figé. Une ombre mesquine qui restait immobile. Enfin, il avait trouver la source de cette gêne qui l'affligeait. Une femme au corps élancé et à la chevelure noir de jais. Un oiseau de mauvais augure ? Pitioss en personne ? C'était une femme ? Un premier ennemi de ces ruines silencieuses ? Il soupira avant d'adresser la parole à ce nouveau personnage.  

« Es-tu une ennemie ? Est-ce toi Pitioss ? Ou encore un nouvel énergumène venant stopper ma progression ? »  fit-il en lui jetant un regard sombre avant d'adresser le même à l'homme derrière lui. Il s'avança pour monter les marches et mieux voir cette dame issue de nulle part. « Je ne suis pas trop un adepte de l'inconnu, surtout quand on m'y oblige. Présentez-vous, que je sache si vous êtes hostiles ou non. Qu'on mette la situation au clair vu que le temps m'est compté ».

Elle avait une apparence charmante. Un peu à la manière d'une femme croqueuse d'homme peut-être ? Il ne savait pas vraiment quoi en penser mise à part qu'elle ferait un met de choix à becqueter. Cette situation était bien étrange quand même.Ces ruines ne devaient pas avoir souvent de la visite et là, en quelques minutes, elles venaient d'accueillir trois personnes ? Etrange. Après quelques marches montés, il leva les yeux au ciel quand soudainement, le murmure qui l'avait guidé ici reprit, plus élevé dans le ton. « Engouffrez-vous dans les ruines, Pitioss vous attends. A partir de cet instant, vous ne pouvez plus rebroussez chemin. Les ronces vous dévoreront si vous osez fuir; »

Surpris d'entendre à nouveau des paroles, il voulut vérifier aussitôt qu'il n'était pas fou, qu'il n'était pas le seul à l'entendre. Alors il reprit tout de suite après. « Vous l'avez entendu vous aussi !? Je suis pas dingue !? Dites-moi si vous aussi, vous l'avez entendu ! ». Le sol se mit à trembler d'un seul coup et tandis que Vàli essayait de ne pas trop tanguer, il se rendit compte que des ronces commençaient à s'élever à hauteur d'arbres, obstruant tout éventuels retours en arrière. Le sentier compris. Il n'y avait plus qu'à présent un mur de ronces aux épines monstrueuses tout autour de l'entrée.


Spoiler:
 
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Jeu 7 Sep - 20:14
J’avais peut être été un peu présomptueux en arrêtant cette personne dans son élan. Après tout, j’ignorais moi même si quelqu’un en avait quoi que ce soit à faire de ces monuments croulants mais dans le doute, il valait mieux protéger le citoyen de lui même.

Une deuxième personne était apparue, d’un peu nulle part il semblait car je ne l’avais pas remarquée. Mes sens peuvent me faillir, parfois, mais quand même, je pense que je l’aurais vue. Enfin peut être ? Je ressors d’un sacré voyage. Et peut être que ce petit brin de nage que j’ai eu à faire m’a embrouillé… J’ai eu de meilleures idées, quand même. Me déplaçant en me rapprochant de la personne qui s’apprêtait à pénétrer à l’intérieur du bâtiment, je lui répond nonchalamment :

« A vrai dire… Moi non plus, je ne sais pas. Mais ça paraît logique, on ne construit pas des choses dans la nature pour le plaisir des yeux. Je haussais les épaules. Au pire il s’agirait d’une ancienne tombe, et rentrer dans les tombes des gens qu’on ne connaît pas, ce n’est pas respectueux. »

Je m’arrête à une distance raisonnable. Si cela y vient, je peux m’élancer et avoir mon poing dans sa figure en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Et à moins qu’il n’ait un moyen de m’attaquer à distance, je pourrais me défendre si nécessaire. C’est un peu moi qui le dérange dans ses aventures personnelles, là, mais je préfère rester prêt à tout. Je pourrais partir. Je devrais peut être partir. Mais… Je ne connais pas la route jusqu’à la capitale… J’aurais dû emmener une carte. Je vais rester, peut être qu’une de ces deux personnes saura me renseigner.

Je n’aime pas le ton que cet homme, ce Vali, prend avec moi. Il ne me connaît pas. Ou il fait exprès, il me défie. Je penche pour la première option. La confiance, quelle idée. Je n’ai pas besoin de confiance.

« Je suis une autorité partout où je vais. Ce n’est pas seulement la justice des hommes mais aussi la moralité des actes que je juge ! Quant à moi je… suis égaré. Et mon costume n’est pas louche ! Il est nécessaire. Vous pouvez m’appeler Mascarade. Et si quelqu’un connaît la route jusqu’à la capitale, je lui serais reconnaissant de me l’indiquer. »

Je prenais un ton indigné, qui avait l’air légèrement ironique avec la combinaison de ma voix rauque et du fait que ce n’était pas une posture que je prenais souvent. En tout cas, ce Vali avait l’air très méfiant, sur la défensive, pour quelqu’un qui ne faisait que prendre un sentier et écouter une voix ! Une voix ? Je n’avais rien entendu de tel, personnellement. Peut être qu’il perdait les pédales ou qu’il se moquait vraiment de moi. Contre mon idée de prudence, je décidais de me rapprocher de l’édifice pour l’examiner de plus près. C’était un mystère à élucider, si des choses d’outre monde ou on ne sait trop quoi commençaient à harasser les citoyens, il fallait aussi les punir. La Justice n’a pas de limites !

Une voix terrible s’éleva, alors que je venais simplement de commencer à m’approcher, et le sol se mit à trembler. Serrant le poing vers l’édifice, je m’exclame :

« Rah, tu oses me retenir, monstre ? Montre toi, nous n’avons pas que ça à faire ! se retournant vers les deux autres : Hein ? Je vous l’avais dit, ces ruines sont dangereuses, c’est pour ça qu’elles sont restreintes d’accès. Si j’en crois cette chose, ou cette personne, nous ne pouvons plus partir… Enfin, ça me donne envie d’aller lui donner une bonne correction à ce… Pitioss ? Je sens mon sang bouillir dans mes veines, je vais lui refaire le portrait. »

Ce disant, je leur lançais à chacun un dernier regard, comme pour demander s’ils approuvaient mon plan d’action ou pas. De toute façon, ils seraient bien obligé d’y rentrer, à moins qu’ils n’aient tous une magie de déplacement ou on ne sait quoi. Peu importerait alors, je ferais ce qui doit l’être moi même. Me retournant sèchement, je poussais un grognement et rentrais enfin dans ces ruines, le pas décidé, les poings serrés. Nous nous en sortirons et quelqu’un m’amènera à la cité des sages, et c’est tout !
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Mages Noirs

Race : Seraph de la Jalousie
Âge : 4 siècles
Avis sur la nation : Foncièrement opposée à l'Ordre des Astres, elle se fiche néanmoins ouvertement des politiques des différentes nations.
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Mer 13 Sep - 15:53

ft. Victor Skaare

ft. Vâli Gungnir

「Honneur aux ombres」
Cette situation était tout ce qu'il y avait de plus étonnant. Ne me prenez pas pour une voyeuse, j'en serais vexée, mais c'était sans aucune honte que j'avouais avoir envie d'observer ce qu'il se passait en tant que spectatrice. Appuyée contre un pilonne à moitié en ruines, je regardais alors ces deux hommes s'affronter dans une petite joute verbale, me demandant avec amusement si tout cela allait dégénérer. Les hommes de guerre n'étaient pas ce que l'on pouvait communément appeler des personnes distinguées... Et j'avais vu beaucoup trop d'abrutis se taper dessus pour une cause perdue ou tout simplement à cause d'un malentendu.

Néanmoins, j'avais l'impression que je n'étais pas face à deux piliers de taverne standards, et quand celui au visage découvert s'exprima dans un langage à la limite du soutenu, je retins un sourire satisfait. Bon, beaucoup de choses pour m'apprendre qu'il entendait des voix et qu'il n'appréciait pas la façon dont son interlocuteur l'avait interpellé... Mais cela avait le mérite d'être plus ou moins clair, et surtout correctement énoncé. Comme quelqu'un dans un public de théâtre, je posai alors mon regard sur la seconde personne, curieuse de voir quelle serait sa réponse et si cette petite pièce de théâtre valait le coup d'être regardée jusqu'au bout...

Il lui répondit un peu brusquement, mais d'une voix passionnée par sa défense acharnée de la justice. Encore un ? Pour moi qui avais côtoyé le seraph même de cette vertu, c'en était presque décevant. Cela suffisait, ces espèces de gardiens qui se battaient au nom de quelque chose... Mais peut-être étais-je tout simplement égoïste, et que je ne pensais qu'à moi. Oui, c'était possible... On ne pourrait pas dire que je n'étais pas honnête, au moins.
M'apprêtant à répondre à la question du dénommé Vâli Gungnir, une voix s'éleva alors des profondeurs, m'empêchant de m'exprimer. Il ne faudra pas dire que je ne fais aucun effort... Si même le surnaturel me coupe la parole, je ne peux plus rien faire.

Mascarade, puisque c'était ainsi qu'il aimait se faire appeler, réagit à cette interruption avec fougue, exprimant son envie d'en découdre et soulignant que de toute façon nous ne pouvions plus nous échapper. Retenant un sourire, je me contentai d'hôcher légèrement la tête. Il n'existait aucune personne, aucune prison qui serait capable de m'enfermer... Et partir de là me prendrait le temps d'une fraction de seconde. Je pouvais aussi leur proposer de m'accompagner, leur faire quitter ces ruines, mais comme je vous l'ai dit plus tôt... J'étais dans une période d'ennui, voire même de mélancolie. Pour une fois qu'il m'arrivait quelque chose... Autant en profiter. Puis, mine de rien, ils m'intriguaient, ces deux-là.

Me décollant enfin de mon support, je m'avançai légèrement vers eux et me tournai vers Vàli, mon visage serein en espérant qu'aucune animosité ou aucune froideur n'habitaient mes traits. Je n'étais pas d'humeur agressive, mais j'avais conscience que je pouvais parfois exprimer malgré moi des sentiments peu agréables, et on m'avait souvent reproché d'avoir un regard glacial là où il n'y avait en fait rien de tout cela. Je travaillais donc durement sur mon image... Déjà que j'étais cataloguée corrompue, autant limiter les dégâts.

Désolée, je ne me suis pas présentée effectivement. Dis-je alors d'un ton calme qui tranchait avec leur énergie martiale. Viladra, tout simplement.

C'était bref et succin, et dire mon prénom ne poussait pas forcément à la confiance... Mais au moins ils pourraient mettre une identité sur un visage et n'auraient pas à galérer s'ils devaient m’interpeller en cas de pépin. Reportant mon attention sur l'étrange voix qui nous avait invité à pénétrer dans ces ruines délabrées, j'oubliai toute envie de m'installer ici. Ce genre de phénomène, ça n'annonçait en général rien de bon... Et venant de de l'Ordre des Astres, autant vous dire que tout ce qui touchait à des voix ou des présences divines avait le don de m'exaspérer fortement...

Puisque nous sommes coincés... Repris-je après un petit temps de silence, allons donc voir ce que nous veut cette charmante personne ?

Emboîtant le pas du défendeur de la justice, j'avançai d'une démarche tranquille, observant attentivement les environs. Le dernier de la bande semblait m'imiter, et je me reposai une dernière fois la question. Vàli Gungnir.... Oui, je me rappelais maintenant un peu d'où j'avais pu le croiser. C'était un mage noir... Et si je cachais mon identité de seraph, je me doutais qu'Ekhart était au courant. En revanche, les autres n'en avaient aucun idée, et je ne comptais pas inverser la tendance.
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Mages Noirs

Race : Une obscure goule.
Âge : 24 années.
Avis sur la nation : Attrapez-les tous, cuisinez-les tous et bouffez-les tous.
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Ven 15 Sep - 12:50
Il ne pouvait faire pire en matière de discrétion et de solitude.Vàli qui souhaitait juste faire son périple sans être vu, reconnu se devait de  tomber sur deux personnes au beau milieu de nul part.Ca avait le don de le mettre en boule. L'homme s'était présenté et Vàli l'avait trouvé bien présomptueux, un poil excentrique avec son nom de super-héros. La justice hein ? La justice pour notre personnage était subjective et chacun pouvait agir comme bon lui souhaitait. Preuve en est, il avait tué, dévoré bon nombre de personne et on l'avait exilé du village natale puis des années après, il s'était fait avoir une nouvelle fois et s'était fait torturer dans le sous-sol d'une maison. Pour la deuxième acolyte, elle était mystérieuse et alors que tout le bordel de Pitioss se mettait en place, elle avait donné son nom, Viladra. Que faire ? L'homme avait prit l'initiative et la femme avait emboîté le pas. Vàli, lui, était resté en arrière les bras le long du corps et immobile. Son regard se posait sur les murs acérés derrière lui et par la suite sur les deux inconnus devant lui. Se mordant la lèvre, il hésitait et ainsi s'engageait un monologue dont il avait le secret.

« Qu'est-ce que je dois faire bordel ? Les suivre ? Continuez l'aventure en compagnie de ces deux personnes ? Moi, Vàli, l'homme qui avait toujours réussis à se démerder tout seul ? Et la bouffe ? Si je commence à avoir faim en leur compagnie, je vais faire quoi ? Les bouffer ? Impossible, je ne suis pas assez doué pour choper deux gens dans ma gueule. Peut-être la femme ? On dit toujours qu'il est plus facile de choper les femmes que les hommes mais l'autre ne me déplaît pas trop. Je lui ferai fermer sa grande bouche en lui extirpant son masque étrange et en lui arrachant les lèvres et en me les servant comme amuses-bouches ? Non, non. Je dois rester...normal. Je ne peux pas me laisser aller. En plus, ce truc, ce Pitioss m'avait visé moi d'abords. Qu'en était-il ?
C'est mon destin ? Raah, je sais pas. Je sais plus...
» pensait-il en marmonnant à voix basse. Il se vida l'esprit quelques secondes avant de lâcher l'affaire et de les suivre, la mine renfrognée et leurs jetant un regard à la fois blasé et mesquin.

Les rattrapant doucement, il répondit affirmativement à Mascarade. « Très bien, je vous suis vu que de toute façon, c'est à moi que la voix a décidée de parler en premier. Mais sachez deux choses, je ne suis pas votre ami, si je me retrouve en danger, je ne me gênerai pas pour vous laissez en plan. Pour la deuxième, si richesses il y a au fond de ce truc, je me permet d'en récupérer la moitié. J'ai besoin d'argent pour mon périple. ». Il dépassa Mascarade pour se mettre devant lui, comme pour reprendre le leadership de leur relation naissante. Il ne voulait pas se soumettre alors que c'était à lui de présider cette exploration. « Je me permet de passer devant par contre, pas que je veux pas mais c'est à moi d'ouvrir la marche. Et puis si quelqu'un se fait dévorer, ce sera certainement par derrière...aha. » avait-il dit d'un ton assez froid.




Après avoir marché quelques minutes, il se retrouva face à une pièce assez étrange. Le sol était couvert d'eau aux trois-quarts et quelques plateformes étaient tenues par de maigre piliers qui semblaient vouloir s'effondrer sur le champ. A chacune de ses plateformes étaient disposées des passerelles qui les reliaient entre elles. Ces mêmes passerelles semblaient d'une fragilité déconcertante, elles-aussi. Vàli ravala sa salive en voyant ça et tourna la tête vers ses compagnons de fortunes. « Bon, finalement, je vous laisse passer devant tiens. Viladra, nous feriez-vous l'honneur de passer devant ? On ne le remarque peut-être pas mais je suis quelqu'un de galant ainsi, je vous laisse l'avantage de me passer devant... » lui intimait-il d'un sourire découvrant ses quelques crocs. L'eau laissait quelques remous et quelques bulles remontaient à sa surface. Signe indéniable qu'elle avait quelque chose en son sein. Cela pouvait n'être que du gaz mais sait-on jamais, ces ruines pouvaient se révéler plus dangereuse que prévu. « En plus, tu sembles être quelque peu expérimentée en matière de souplesse et de délicatesse. Preuve en est, tout à l'heure, tu nous épiais depuis je ne sais combien de temps. Ces passerelles supporteront sans doutes tes pas de velours, ahah. » termina-t-il en jetant un coup d'oeil à Mascarade.
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Chapitre 1 : Les ruines de Pitioss [Pv Viladra & Victor]
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